Recul sur la taxe carbone, loi alimentation en demi-teinte, changement de cap sur l’inscription dans la loi de l’interdiction du Glyphosate… En France, le gouvernement a bien du mal à faire passer ses mesures pour lutter contre le réchauffement climatique. Et pourtant, tout le monde semble d’accord : il est urgent d’agir ! Si l’Etat ne peut pas tout, face à cet enjeu majeur, les entreprises, elles, ont le pouvoir d’insuffler ce changement. Cela porte un nom : la responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises. Bref, la RSE.

« Ne pas chercher à être la meilleure entreprise du monde, mais à être la meilleure pour le monde ».

Le slogan de la certification américaine B-Corp est un parfait résumé de ce qu’implique la RSE dans une entreprise. Elle n’a plus pour seul but de créer de la richesse, elle décide aussi d’avoir un impact positif sur la société et son environnement. En France, depuis la loi de 2001, suivie par le Grenelle 2 en 2010 puis par la loi sur le devoir de vigilance en 2017, les entreprises du CAC 40 et les grosses PME doivent rendre compte de l’impact environnemental et social de leur activité.


Conviction ou greenwashing ?


En l’espace de 20 ans, la RSE s’est imposée comme un service à part entière dans les grandes entreprises. Encore faut-il la manier avec authenticité et transparence. Toutes n’ont pas les convictions chevillées au corps ! Certaines ont même pensé un temps pouvoir surfer sur la vague en verdissant simplement leur communication. Mais les consommateurs de plus en plus informés ne sont plus dupes ! Et… demandent des preuves.


La RSE : une nouvelle « raison d’être »

Pour aller encore plus loin, la toute nouvelle loi PACTE propose de mettre dans le Code civil français l’utilité sociale et « la raison d’être » de l’entreprise. Les fameuses entreprises à mission. La Camif, pionnière dans ce domaine, a été l’une des premières entreprises françaises à inscrire sa mission dans ses statuts. Et d’autres vont suivre. En effet, l’idée qu’une entreprise puisse avoir des impératifs de rentabilité et une mission sociétale semble séduire de plus en plus de dirigeants.

La RSE : un formidable levier de croissance

Et pour cause. La RSE bien utilisée peut devenir un outil très efficace de management, de communication et même de développement commercial pour les entreprises. Et donc un véritable atout face à la concurrence :

  • Les consommateurs y sont de plus en plus sensibles car ils veulent donner du sens à leurs achats. La marque « C’est qui le patron » en est la preuve. Sans publicité, grâce au bouche à oreille, au relais des médias et aux réseaux sociaux, la marque a vendu 94 millions de litre de lait en deux ans ! Un record jamais atteint pour un nouveau produit dans l’agro-alimentaire. Dans ce cas, l’achat sert la cause des producteurs de lait étranglés par les industriels. Rappelez-vous : le sens !
  • En B to B, le jeu en vaut aussi la chandelle : d’après une étude Eco-vadis et Affectio Mutandi, la RSE prend de plus en plus d’importance dans le secteur des achats. Ainsi, près de 70% des entreprises déclarent inclure des critères RSE dans leurs appels d’offres. Elle compte dans 15% de la décision.
  • La finance aussi s’y met. Certains investisseurs en font même un préalable à leur engagement. Et ils ont visiblement raison car selon une étude France stratégie, les entreprises engagées dans une bonne stratégie RSE sont 13% plus performantes que les autres.
  • Enfin, dernier argument et non des moindre, la RSE est l’atout charme des DRH ! Les salariés et en particulier les jeunes diplômés veulent remettre du sens dans leur emploi. En 2018, 29 000 étudiants de grandes écoles et universités se sont engagés dans un manifeste à ne pas travailler pour des entreprises polluantes. Pour séduire les meilleurs talents mais aussi pour motiver leurs troupes, les entreprises doivent donc miser sur leur engagement social et environnemental.

Le vrai du faux

Bien sûr, il n’est plus question pour les entreprises de déclaration d’intention. Elles doivent donner des garanties. D’après une étude britannique, les entreprises disposant de certification ont 66% plus de chance d’être identifiées comme des partenaires potentiels. Parmi les labels reconnus :

  • Le label Lucie est le premier label RSE français. Les entreprises sont évaluées puis revues tous les 18 mois car elles doivent prendre des engagements d’amélioration. 140 entreprises ont obtenu ce label depuis sa création.
  • La certification B-corp a été créée aux Etats-Unis en 2006 et est arrivée en France seulement en 2015. Il faut obtenir un minimum de 80 points sur 200 pour obtenir le label qui est revu tous les 3 ans. Une cinquantaine d’entreprises en France sont labellisées B-corp et 2500 dans le monde.
  • L’index Gaia analyse et note les entreprises européennes (PME – ETI) sur leur politique RSE. Cette évaluation permet aux acteurs financiers d’identifier les entreprises performantes et d’intégrer les critères RSE à leurs décisions d’investissement.
  • Les indices de positivité de Positive Planet créé par la fondation de Jacques Attali, est calculé à partir de 35 indicateurs de positivité des entreprises. Cet outil mesure également les progrès accomplis année après année et aide les entreprises à s’améliorer dans le temps.

Mieux et plus efficacement qu’un spot publicitaire, la RSE peut et doit rapporter des clients, rassurer les investisseurs, attirer les meilleures recrues. Un cercle vertueux bon pour le business, bon pour la planète.

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