Ma vie de stagiaire chez Askeet, en pleine crise du Coronavirus

Ça y est, nous sommes officiellement déconfinés ! C’est le moment idéal pour faire le bilan de ces 8 semaines de stage pas comme les autres : toujours tous ensemble, mais chacun chez soi !

J’ai rejoint Askeet début janvier pour mon stage de fin d’études. Étudiante en communication à Besançon, c’était pour moi le début d’une aventure à la fois professionnelle et personnelle, avec une double découverte : la vie en startup… et la vie parisienne ! Il m’a fallu 2 petits mois pour prendre mes marques et digérer la tonne d’informations et la montagne d’apprentissages qu’implique un stage en startup… avant que le coronavirus ne vienne (re)mettre un peu de piquant dans mon stage !

Ce confinement, les fondateurs d’Askeet (habitués des déplacements et du télétravail), l’avaient vu arriver, et anticipé. Notre startup a donc pris le virage quelques jours avant les autres : deux semaines avant l’annonce du 16 mars, mes collègues et moi étions déjà appelés à rester chez nous. L’objectif : “stress tester” notre organisation, et nous assurer que nous-mêmes (et nos outils) étions prêts à prendre le pli du “full remote” en cas de besoin. Dix jours plus tard, le “stress test” passait en mode “réalité”, puis “routine”. Nous avons passé en tout près de 70 jours en confinement… un test concluant, mais pas sans “challenges” !

routine confinement

La routine du confiné !

Avant le confinement, l’équipe se retrouvait au grand complet presque tous les jours dans nos bureaux du Silicon Sentier à Paris. La proximité et l’esprit d’équipe allaient devoir perdurer sans les pauses cafés et les meetings en salle de réunion le matin...

Nous avons maintenu la “flamme” (autant celle de l’esprit d’équipe que de la motivation à la tâche) en mettant en place une nouvelle routine quotidienne et hebdomadaire.

  • La communication au quotidien : nous avions déjà l’habitude d’utiliser Slack et Google Meet sans arrêt. En ces temps de confinement, ces outils ont chauffé encore plus que d’habitude !
  • Les rituels quotidiens et hebdomadaires : nous avons maintenu nos deux sacro-saints “standup meetings” avec l’équipe Askeet au grand complet. Le premier le lundi matin à 9h, pour lancer la semaine, et le second pour la clore le vendredi à 18h. Objectif : permettre à chacun de partager les priorités de sa semaine, et garantir un minimum de visibilité “macro” pour une meilleure coordination entre équipes. Le confinement nous a amenés à resserrer la maille de nos rituels avec des RDV quotidiens tous les matins à 9h (en petite équipe cette fois-ci) pour bien démarrer chaque journée ! Autre nouvelle pratique “confinement” : nous avons pris l’habitude, chaque jour, d’informer nos collègues (dans un channel Slack séparé) de notre programme quotidien en 3 bullets points très concis (le “check-in”), et signaler la fin de journée par un rapide “check-out” faisant état de l’avancée de nos travaux.

Pour compléter ces RDVs très orientés “productivité” et “objectifs”, nous avons mis en place un RDV mensuel de communication informelle tous les premiers mercredis de chaque mois (les “what’s up breakfasts”) pour permettre à tout le monde de s’exprimer sur son état d’esprit, ce qui le motive ou ce qui le tracasse... l’occasion pour nos fondateurs de parler “stratégie” et maintenir un bon niveau de visibilité long terme. Un RDV apprécié où chacun peut s’exprimer sur différents points très variés, de l’organisation des tâches en passant par les nouveautés produit ou la qualité de vie au travail !

  • Et la convivialité dans tout ça ? Les “skyp-éros” y ont pourvu ! Nous avons organisé plusieurs apéros sur Google Meet le vendredi soir pour poser les crayons et se détendre ensemble autour d’un breuvage… à distance !

conseils télétravail

Les pièges à éviter

Si toute notre équipe a rapidement pris le pli du télétravail (et moi avec), ce serait mentir que de prétendre que cette nouvelle organisation ne s’est pas mise en place sans quelques anicroches... Une raison simple : en télétravail, le rapport au temps et à l’espace est différent : il y a donc quelques pièges à éviter !

  1. Se laisser distraire

Le conseil “confinement” le plus partagé sur Internet est de se créer un espace de travail et un espace détente, pour que l’esprit distingue bien les deux. 

C’est une très bonne idée mais pour ma part, je travaille sur le canapé qui me sert de lit, parce que c’est plus confortable pour moi. Je suis de celles qui pensent qu’on peut procrastiner sur un siège de bureau et être la productivité-même dans un lit... 

Il n’en demeure pas moins que le plus gros piège dans lequel il ne faut pas tomber est évidemment de se dire que puisqu’on travaille de chez soi, on peut aller jouer avec des animaux parlants sur une île entre un stand-up meeting et un call. Et comme il faut en moyenne plus ou moins une vingtaine de minutes au cerveau humain pour retrouver sa concentration, il vaut mieux ne pas sauter de distraction en distraction trop souvent. 

  1. Travailler en décalé

Pour travailler tranquille, mieux vaut bien dormir et ne pas attendre jusqu’à la dernière minute pour s’y mettre (quoique parfois dans un pic de stress créatif, on peut arriver à pondre de jolies choses…). Je me suis donc attachée à ouvrir les vannes dès le matin et garder cette motivation sur toute la journée !

  1. Ne pas faire assez de pauses

En face du trop plein de distraction, il y a l’exact inverse : rester les yeux rivés sur son écran toute la sainte journée et ne s’arrêter que pour un café ou un yaourt afin d’être sûre à 200% de faire ses tâches dans les temps. De ma propre expérience, il n’y a pas vraiment d’avantage à cette méthode : tout ce qu’on y gagne, c’est un mal de crâne et une conjonctivite ! Non, le mieux est d’organiser des pauses courtes mais régulières... et de bien s’hydrater !

  1. Le piège de la communication écrite

Aussi pratique et instantanée soit-elle, la communication par écrit peut aussi s’avérer piégeuse dans la mesure où elle peut entraîner certains problèmes de compréhension au sein de l'équipe, les messages textuels étant plus facilement mal interprétés. Raison pour laquelle nous essayons, autant que possible de privilégier la communication par visioconférence, même en interne !


Pour conclure, à chacun sa manière de fonctionner en temps de crise… la bonne méthode n’existe pas dans les livres, c’est tout simplement celle qui fonctionne ! Une chose est sûre : la crise sanitaire que nous traversons appelle chacun à prendre ses responsabilités peut-être plus encore qu’avant, quel que soit son rôle dans l’entreprise. C’est aussi une formidable occasion pour tester l’adaptabilité de nos organisations, et revoir les outils et process qui sont indispensables à notre performance. Un sujet que l’on adore chez Askeet : les utilisateurs de notre plateforme ont été nombreux à venir chercher les bons outils et logiciels pour traverser la crise et prendre le pli du télétravail. De quoi donner encore un peu plus de sens à mon stage !

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