En novembre 2015, un sondage IFOP révélait que près d’un salarié français sur trois avait déjà constaté une erreur sur sa fiche de paie. Pour limiter ce type de problèmes, vous devez être vigilant. Si vous n’avez pas les compétences en interne, vous pouvez aussi choisir de confier cet aspect RH à l’un des prestataires en gestion de paie répertoriés sur Askeet. 

En attendant, voici une liste d’erreurs courantes qu’on retrouve sur les bulletins de salaire dématérialisés (ou version papier) et les conséquences qu’elles peuvent avoir. Lisez jusqu’au bout … nous vous donnons également quelques astuces pour créer une bonne fiche de paie !

Les types d’erreurs courantes sur la fiche de paie

Nombre d’heures travaillées

Le salaire net est notamment calculé en fonction du nombre d’heures travaillées par l’employé. Si l’entreprise indique un nombre d’heures inférieur à celles réellement effectuées, le salarié se retrouvera lésé sur le montant de son salaire.

Attention, veillez à bien séparer les « heures normales » des heures supplémentaires, ces dernières devant être majorées de 25% ou 50% en fonction de la situation.

Calcul des congés payés

L’erreur peut intervenir à différents niveaux. Lorsque le salarié a pris ses congés, l’employeur a pu effectuer un mauvais décompte et indiquer un nombre de jours inférieur à celui qu’il lui reste en réalité. Il a pu aussi oublier de faire apparaître la ligne de rémunération qui concerne lesdits congés et donc ne pas les payer. Un logiciel SIRH ou un logiciel de gestion des temps et des absences pourrait aider à éviter cette typologie d'erreur.

Convention collective

La convention collective impacte les droits individuels du salarié. Elle encadre notamment sa période d’essai, ses congés payés, ses indemnités de rupture et peut indiquer d’éventuels avantages. Il arrive que l’entreprise indique une convention collective qui ne correspond pas à son activité principale

Si celle-ci est plus défavorable pour le salarié que celle que vous devriez normalement appliquer, il peut demander un rappel de salaires et de congés payés

Par contre, si vous appliquez une convention plus avantageuse pour l’employé, vous ne pourrez pas demander le remboursement d’un trop-perçu.

Date d’entrée du salarié

La date d’entrée du salarié dans l’entreprise doit apparaître obligatoirement sur la fiche de paie. C’est elle qui détermine son ancienneté et qui sert à calculer les indemnités lors d’un éventuel licenciement.

Les conséquences en cas d'erreurs sur un bulletin de salaire

En tant qu’employeur, vous devez obligatoirement fournir à vos salariés un bulletin de paie mensuel qui respecte la réforme mise en place depuis le 1er janvier 2018. Si une irrégularité est constatée, les conséquences seront variables en fonction de la situation.

Si l'erreur est au bénéfice de l'employé

Ce type d’irrégularité, qui concerne souvent un trop-perçu, est souvent constaté par l’employeur lors du bilan comptable. Dans certains cas, plus rares, le salarié prend les devants et en informe sa direction. 

L’entreprise a la possibilité de récupérer le trop-perçu en procédant à une retenue sur les prochains salaires, dans la limite de 10% maximum du salaire net chaque mois, jusqu’à récupération totale de la somme versée en trop. Il doit prévenir son salarié de cette procédure. Dans le cas où la personne n’est plus en poste, l’employeur a un délai de 3 ans à compter de la fin du contrat de travail pour lui demander le remboursement des sommes injustement versées.

Si l'erreur est en défaveur de l'employé

Légalement, un salarié dispose d’un délai de 3 ans, à compter de la date de versement du salaire, pour contester les sommes reçues par son employeur et/ou lancer une action devant le Conseil des Prud’hommes (article L. 3245-1 du Code du travail).

Peu importe le type de problème relevé sur la fiche de paie, vous avez donc tout intérêt à régler le litige à l’amiable avec votre salarié. Si cela vous arrive, prenez rapidement les choses en main pour éviter que votre salarié ne soit lésé, notamment si l’erreur porte sur le montant du salaire. Pour limiter les risques de données erronées, pensez également à la dématérialisation des fiches de paie.

(encart) Bon à savoir

Si vous ne remettez pas son bulletin de salaire à votre employé ou si celui-ci est erroné, vous encourez une amende allant jusqu’à 450€ par document. Dans certains cas, le Conseil des Prud’hommes peut également vous sommer de lui verser des indemnités de retard.


Comment faire une bonne fiche de paie ?

Pour vous aider à réaliser un bulletin de salaire conforme à la réglementation, voici les informations à préciser :

  • mentions relatives à l’employeur (notamment la convention collective)
  • informations liées à l’employé (nom et prénom, emploi occupé et classification, etc.)
  • la période couverte par la fiche de paie
  • le temps de travail effectué (heures payées au taux normal, heures supplémentaires)
  • si besoin, les dates des congés payés et le montant de l’indemnité de congés payés correspondante
  • le montant des frais professionnels, les avantages en nature, les primes diverses
  • la rémunération brute et nette
  • le montant, l’assiette et le taux des cotisations et contributions sociales
  • les mentions relatives au prélèvement à la source
  • la date de paiement


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Vous l’avez compris, l’édition d’une fiche de paie claire pour l’employé et sans erreurs est essentielle pour éviter les désagréments. Au-delà des répercussions juridiques, la présence répétée d’irrégularités ou le retard d’envoi du bulletin de salaire peut déclencher un sentiment de méfiance du salarié envers votre entreprise.